30 décembre 2011
Elle est loin la mer...
Bon, avouons qu'il y a eu du retard dans notre blog... Oui, on a atteint l'océan ! Oui, on a été mouillé (un coup par les vagues, un coup par la pluie). Oui, c'était bien ! Oui, tout le monde a bien pédalé, même Ulysse. Mais tout ça, c'est déjà bien loin...
Depuis, il y a 1 m de neige dans le jardin et nous préparons le prochain voyage à vélo... peut-être au Pays de Galles...
A suivre...
20 juillet 2011
Vive l'océan !
Palluau, km 26.
Nous voilà partis pour un peu plus de deux de semaines à vélo entre la Vendée et la Loire-Atlantique. Un départ sous la pluie, mais les enfants sont très motivés. Cette année, grande première depuis le TDM, nous n'avons plus de remorque ! Elliot et Victor pédalent entièrement seuls et Ulysse alterne 3ème roue et "pédalage autonome". Cet après-midi, derrière nos 3 petites tortues qui pédalaient, on était bien fiers...
Nous voulons rouler vers La Baule, avant de longer l'océan vers le Sud. A suivre...
12 août 2010
Saint Pétersbourg - Lappeenranta
Nous sommes sur le bateau entre la Finlande et la Suède, nous venons de passer une excellente semaine en Finlande : visites pour découvrir le patrimoine de la Finlande, CO, baignades dans les lacs, visite du lycée franco-finlandais, balade sur le port d'Helsinki... C'est sûr, nous reviendrons dans ce pays que l'on apprécie tant.
Mais pour l'instant, voici la fin du récit de notre voyage à vélo en Russie. Bonne lecture.
Jeudi 29 juillet.
Une nouvelle journée de canicule commence, une nouvelle longue journée pour nous. Nous redescendons les 9 étages avec vélos et remorque puis nous prenons la direction du centre ville. Nous voulons rejoindre la gare pour prendre un train qui nous permettra de sortir de la ville en évitant le trafic de l’agglomération.
Nous roulons principalement sur les larges trottoirs, ersatz de voies cyclables. C’est moins dangereux, mais à chaque croisement, il nous faut descendre puis monter ces hauts trottoirs, rien de dramatique à côté des escaliers. Le plus dur arrive, le long de la Neva, nous longeons la route sur un étroit trottoir séparé de la voie principale par un muret. Pour traverser un petit affluent, ce trottoir se rétrécit au milieu du pont. La remorque se coince entre le muret et le parapet. Impossible de continuer ou de faire demi-tour, commence alors un long trajet en marche arrière… avec la remorque ! Finalement, nous traversons cet affluent en portant nos vélos en haut d’un escalier pour emprunter une passerelle.
Un petit bonjour à la statue de Lénine et nous arrivons à la gare. Laurence part à la pêche aux infos. Il y a un train à 18 h 25 (ou 27 selon les sources), mais de là à savoir à quel quai… 18 h 20, on ne sait toujours pas où est notre train et malgré le grand nombre d’employés, peu ont envie de prendre le temps pour nous aider. Nous finissons par comprendre, notre train n’est pas direct. Nous embarquons enfin dans la cohue d’un train de banlieue où chacun de préoccupe de soi, se bouscule, s’ignore. Arrivés à notre correspondance, nous décidons de ne pas aller plus loin, nous devrions trouver des routes calmes dans ce secteur. Nous finissons la journée dans un petit hôtel face à la mer, il fait frais, c’est calme, nous faisons le plein d’énergie.
Vendredi 30 juillet
Nous commençons calmement la journée en longeant la mer, le Golfe de Finlande. Les enfants sont en grande forme, Elliot chante à tue-tête notre hymne « Jamais on n’a vu, jamais on ne verra la famille tortue… »
Un peu plus tard, la circulation s’intensifie, rouler devient vite stressant. Nous fixons le vélo d’Elliot pour plus de sécurité et ne quittons pas Victor des yeux. Une voiture se rabat trop vite et heurte la roue avant de Victor, il tombe. Il n’a pas le moindre mal, mais nous avons tous eu très peur. Heureusement au carrefour suivant, la route redevient très calme.
Nous abordons le dernier village de la journée, déjà 50 km dans les jambes, nous faisons donc le plein d’eau et de vivre pour la nuit et partons à la recherche d’un endroit calme et discret pour la nuit. Le problème est que nous sommes au cœur d’une zone militaire, le long de la route, tous les 50 mètres il y a des panneaux interdisant l’accès à la forêt. Il ne reste plus qu’à rouler. Les enfants continuent avec courage. Après une petite heure, nous finissons par trouver une petite clairière, sans pancarte et avec des restes de feu de camp. Nous en déduisons que nous sommes en droit d’y camper. A proximité, il y a un blockhaus finlandais, vestige de la seconde guerre mondiale qui a vu l’URSS annexer cette région au dépend de la Finlande. Dès notre descente de vélo, les moustiques attaquent en masse. Nous allumons nos armes anti-moustiques et préparons notre propre blockhaus en toile. Nous mangeons à l’abri et regrettons vite nos sorties obligatoires.
La nuit, nos voisins du camp militaire s’entrainent, coups de canon, tirs de mitraillettes, passages de patrouilles pédestres… Sympathique ambiance qui ne facilite pas l’accès à un sommeil réparateur.
Samedi 31 août
L’étape devrait être courte et calme puis nous pourrons faire une pause de deux nuits à Vyborg. Nous luttons donc avec le sourire contre les moustiques pour préparer nos vélos. Une main pour boucler les sacoches, une pour tuer les moustiques !
Jusqu’à cinq kilomètres de Vyborg, nous roulons tranquillement en savourant le calme après l’agitation nocturne. L’entrée dans la ville est un peu plus mouvementée, mais rapidement nous arrivons au centre de Vyborg, une ville médiévale.
Nous avons trois adresses d’hôtel dans notre guide et constatons vite qu’il y en a de nombreux autres. Nous en avons sélectionné un qui nous attire par sa situation dans une rue calme. Déception, il est complet ! Nous nous dirigeons vers un deuxième, puis un troisième, on nous fait toujours la même réponse négative. Nous finissons à l’office de tourisme, qui nous annonce qu’un samedi soir, nous ne trouverons rien de disponible. Dépités, nous réfléchissons à la meilleure solution ou la moins pire. Les petits cyclistes sont fatigués, Ulysse a repéré un château gonflable avec un toboggan dans un parc très agréable, traversé à vélo. On aimerait tous rester là. L’employée de l’office de tourisme nous annonce qu’elle a trouvé n appartement, petit et avec un seul lit. Très bien, on est preneur. Un coup de téléphone pour confirmation, « Ah, non, désolée, il est réservé aux Russes ! » Plus aucune possibilité pour rester à Vyborg.
Nous craignons que les kilomètres à venir soient très circulants et vue la fatigue de Victor nous avons peur qu’il n’arrive pas à se concentrer suffisamment. Nous nous dirigeons donc vers la gare ferroviaire, puis routière, et même fluviale. Rien n’est possible ! Il nous faut donc sortir de la ville à vélo et trouver un coin pour camper. Nous faisons un gros goûter, Victor retrouve des forces et Elliot s’installe sur la troisième roue. C’est reparti, l’étape ne sera donc pas courte aujourd’hui.
Après quelques kilomètres, la route est fermée, le pont est en travaux. Nous n’imaginons pas faire demi tour, cela signifierait retraverser tout Vyborg, emprunter une grande route… Il faut passer. Un ouvrier du chantier nous fait signe de passer, nous décidons de ne pas pédaler mais de pousser les vélos, cela nous semble plus sûr. Il n’y a pas de parapet, le bitume a été enlevé et entre chaque section il y a un trou, de quelques centimètres de large seulement, d’où on peut voir l’eau plusieurs dizaines de mètres plus bas. Le vent se lève, les 500 prochains mètres vont être stressants.
Juste après le pont, nous entrons dans la zone dite de « contrôle de la frontière ». Nous présentons nos passeports, visas et aussi notre feuille d’enregistrement effectuée à Saint-Pétersbourg. En Russie, nous devons faire enregistrer notre visa dans la ville pour lequel nous l’avons demandé. Nous ne sommes pas dans le moule voulu par les autorités avec des nuits dans des hôtels réservés depuis la France, chaque contrôle est donc source d’inquiétude, mais ça passe et pour une fois avec le sourire de la préposée.
Vyborg est désormais bien derrière nous, nous demandons l’autorisation de camper près d’une ferme isolée. La journée se finit très calmement, après un gros bout de pastèque offert par notre hôte. Mais demain au lieu de visiter le château de Vyborg et trainer dans les parcs de jeux, il faudra pédaler.
Dimanche 1er août
Un nouveau contrôle des passeports nous ouvre la route du canal. Nous longeons le canal qui relie le lac Saïma au Golfe de Finlande. Des derniers kilomètres russes relativement calmes et faciles.
Une bonne heure d’attente à la frontière et nous obtenons le tampon de sortie, retour en Finlande. Une petite route en terre battue puis une belle piste cyclable nous mènent à Lappeenranta. Elliot redouble d’énergie et ne cesse de sprinter, on a presque du mal à suivre. Ulysse réclame sa part d’effort, il veut finir à pied. Il part en courant à côté de sa remorque. Plus d’un kilomètre après, nous avons du mal à le persuader de remonter, nous sommes pourtant encore à 15 kilomètres du camping.
Lappeenranta, c’est la fin de la partie vélo de notre voyage, mais il nous reste encore de belles journées à vivre en Scandinavie. Cette expérience russe a été par moment bien éprouvante, mais cela restera une grande et belle expérience de voyage partagée avec nos trois enfants.
03 août 2010
Retour à Lappeenranta
Nous venons de poser nos vélos au camping de Lappeeranta, en Finlande : La boucle est bouclée. Fatigués, mais très contents de ce voyage en Russie, on va faire une petite pause avant de continuer, au programme flâner en Finlande et faire de la CO.
Dès qu´on a une connection plus longue, on mettra des photos et surtout on vous racontera les dernières étapes de notre périple russe...
A suivre...
Gilles
28 juillet 2010
dernier soir a St Petersbourg
Nous venons de passer 4 belles journees de visites a travers St Petersbourg : musee, forteresse, palais, balade en bateau... Nous avons beaucoup marche sous une canicule ecrasante. Cependant ni les heures de visite, ni les kilometres a pied n'ont reussi a demotiver les enfants intarissables de questions, plan a la main. Nous joignons quelques photos pour resumer ces visites.
Demain, nous reprenons le velo jusqu'a la gare, puis le train pour s'extraire de l'aglomeration. Nous prevoyons deux etapes puis une pause dans la ville medievale de Viborg. Il nous restera ensuite une a deux etapes pour retrouver la Finlande.
Pour repondre a la question dans les commentaires du precedent message sur le partage de la remorque, eh bien, non, Ulysse ne la partage plus ! Elliot roule derriere moi, accroche a la barre, quand il est fatigue. Son velo est maintenant trop grand pour le laisser seul derriere moi, la roue avant touche le sol de temps en temps, il faut donc qu'il controle le guidon. Quant a Victor, il ne peut plus aller sur la troisieme roue, son velo est vraiment trop grand !
A suivre...
Laurence














